Apiculture: le blog d'un apiculteur français

16 octobre, 2010

UNAF- communiqué de presse

Filed under: apiculteur — payperclickmarketing @ 11:34

Paris, le 15 Octobre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’UNION NATIONALE DE L’APICULTURE FRANCAISE saisit le Conseil d’Etat d’une demande d’annulation de la décision par laquelle Bruno LEMAIRE, Ministre de l’Agriculture, vient de refuser l’abrogation de l’autorisation de mise sur le marché de l’insecticide PROTEUS accordée à la société BAYER CROPSCIENCE France SAS le 15 août 2009.

Ce neurotoxique puissant est autorisé notamment pour son usage sur les très grandes cultures de colza.
Or les cultures de colza sont d’un intérêt essentiel pour l’abeille et pour l’Apiculture par leur richesse en nectar et pollen, spécialement les cultures de colza d’hiver parce qu’elles fleurissent au printemps, période de très forte activité apicole.
Cette décision d’autorisation de mise sur le marché du Protéus sur le colza a été prise sur le fondement d’un avis favorable de l’AFSSA, en date du 30 avril 2009, à partir de quatre études produites par le fabricant et conduites curieusement sur des cultures sans aucun intérêt pour l’abeille.
En effet, trois études sur quatre ont été réalisées sur des cultures de blé évidemment sans intérêt pour l’abeille, tandis que la quatrième étude qui est l’unique étude sur le colza, a été effectuée sur le un colza fleurissant à l’automne, c’est-à-dire à une période d’activité apicole insignifiante.

L’UNAF ne peut admettre cette nouvelle supercherie et estime qu’il est inadmissible que l’innocuité de l’insecticide PROTEUS à l’égard des abeilles ait pu être affirmée à partir d’études du fabricant portant sur des cultures qui, précisément n’intéressent pas les abeilles !
Le retour d’expérience et les témoignages au terme d’une saison d’application du Protéus sur les cultures de colza d’hiver, dont la floraison est intervenue au printemps 2010, montrent à l’inverse les conséquences dramatiques de l’utilisation de ce produit pour le cheptel apicole français et pour l’Apiculture Française !
Une fois de plus, l’Apiculture Française fait les frais de la faveur inadmissible accordée à l’agrochimie au détriment de la biodiversité et de la protection de l’environnement.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française affirme avec force que la décision d’autorisation de mise sur le marché du Protéus qui est illégale, doit être abrogée.

CONTACT PRESSE
Anne Henriot
04 99 61 29 90
06 07 03 17 56

Union Nationale de l’Apiculture Française – 26, rue des Tournelles – 75004 Paris

01 48 87 47 15 – Fax 01 48 87 76 44 – http://www.unaf-apiculture.info

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3 commentaires »

  1. Il est fort probable que le battage médiatique fait autour de la découverte, dont on a prématurément fait la cause du fameux syndrome d’effondrement des colonies, de la funeste association champignon-virus, n’aura pas manqué de peser lourd dans une décision au pire partiale et arrachée par des groupes de pression qui ne se cachent de l’être, et au mieux, obtenue par ces mêmes groupes en s’appuyant sur l’ignorance de politiques conseillés par des « experts » à l’indépendance plus que discutable. En tant que méliophile (nom que j’ai imaginé de donner à toute personne qui aime les abeilles, puisqu’à ce jour il n’en existe officiellement pas encore), je ne peux que me réjouir de toute avancée dans la recherche des causes de la disparition des abeilles sans lesquelles s’effondreraient nos ressources alimentaires! Il me semble toutefois, comme dit plus haut, qu’il faut savoir raison garder et ne pas céder trop hâtivement à la joie, les découvreurs des effets conjugués du champignon et du virus reconnaissant eux-mêmes qu’ils ne savent pas encore si le caractère mortel de ces deux agents est la cause première du fléau ou la conséquence d’une fragilisation des abeilles par d’autres facteurs. Si c’est le cas, il y a fort à parier que tout sera fait pour nous le cacher, trop d’intérêts économiques à courte vue sont en jeu dans tout cela (voir la confirmation aujourd’hui même, du non-lieu dans la célèbre affaire du pesticide Régent en France, est-ce un hasard si cette décision de justice intervient si peu de jours après l’annonce de cette découverte que l’on dit si décisive?)… Et si on parlait par exemple, de l’hybridation, fruit des géniales idées du mal nommé Homo Sapiens Sapiens, entre des abeilles européennes et d’autres, génétiquement adaptées à des latitudes plus chaudes que les nôtres, engendrant une nouvelle espèce beaucoup plus agressive envers l’Homme, alors que le mode de fonctionnement naturel des abeilles est de ne faire que du bien? Quant au frelon asiatique, lui aussi lourdement mis en cause dans la surmortalité de nos chères petites, j’ai lu récemment qu’il aurait été introduit en Europe, également par l’irresponsabilité des apprentis sorciers que nous sommes, avec l’importation des bonzaïs! Quand laissera-t-on faune et flore là où les a semées Mère Nature? Cela dit, aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, autant de bienfaits que nous devons à nos p’tites amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses! Sait-on que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu’à… cinq cents ans! Et plus longtemps encore, m’a-t-on dit récemment, puisqu’il en a été retrouvé (certes réduit à l’état de sucre candy mais parfaitement consommable), datant de l’ère pharaonique, époque où il servait à l’embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n’excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l’industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu’à ce jour. Jeme souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l’institutrice nous racontait l’histoire des abeilles… Il faut continuer plus quejamais à sensibiliser les enfants à l’importance de la sauvegarde de ces infatigables travailleuses de l’ombre, et leur montrer, dans le cadre des « sciences de la vie et de la terre », que leur mode de fonctionnement naturel est de ne rien demander d’autre à Homo Sapiens Sapiens, que de les laisser butiner en paix. Pour en revenir au miel, je n’en avais pourtant connu, jusqu’à l’âge de sept ans, que le goût des bonbons qui m’étaient donnés, tantôt pour le plaisir, tantôt pour apaiser une irritation de la gorge. Mon premier contact avec la saveur naturelle du miel avait eu pour cadre une tartine dont ma petite tête enfantine avait décrété que je ne l’apprécierais pas, associant le miel à des souvenirs auxquels il n’était strictement pour rien. Aujourd’hui, c’est bien volontiers que je me régale d’une petite cuillerée de miel, ayant entendu dire de surcroît, que fondu dans une infusion trop chaude, il perdrait ses vertus. Ces digressions mises à part, permettez-moi de vous poser maintenant une question tout à fait sérieuse: j’y faisais allusion précédemment, avez-vous remarqué que les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles? L’éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos « chères petites » comme j’aime les appeler, n’est pas chose facile. Avec une amie, Isabelle (dont le prénom a pour anagramme « abeilles », ça ne s’invente pas!), nous avons eu beau chercher partout, nous n’avons rien trouvé de beau: « abeillophile », déniché au hasard du Web, c’est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu’il y a dans le fait d’être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien d’une humanité ingrate, qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu’elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d’elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l’envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu’il s’est attribué par usurpation d’identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? lui et ses enfants. Sait-on que le frelon asiatique a été introduit en Europe par le biais de l’importation des bonsaïs, que l’hybridation, encore organisée par l’homme, des abeilles européennes avec d’autres races d’abeilles, génétiquement adapées à des latitudes plus caudes, est aumoins aussi nuisible à la biodivrsié, que le sont la monoculture et l’usage de subsances chimiques qui détériorent leur système nerveux et les rendent incapales de trouver leur nourriure et de communiquer entre eles convenalement? Ce monde, doc, qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, « abeillophile », ce n’est pas beau et ça ne marchera pas. « Apicophile », pourquoi pas, mais mon amie et moi-même avons l’intuition que ce n’est pas encore la bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, il m’est apparu que le mot magique, il fallait l’inventer. Et comme ma grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie « petite abeille » (désignant donc l’abeille ouvrière, voilà qui ne s’invente décidément pas non plus!), eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu’il soit apiculteur ou seulement défenseur de leur cause, sera appelé « méliophile ». Nous avons d’ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site « un toit pour les abeilles », afin entre autres, de donner une réalité concrète à notre passion pour ces chères petites travailleuses de l’ombre. Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu’afin de faire accepter ce mot des lexicographes de tous les horizons de la francophonie, et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l’usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les… méliophiles!

    Commentaire par Meliophile — 16 octobre, 2010 @ 9:42

  2. Honteux !!! une fois de plus.
    Nos pauvres abeilles et apiculteurs semblent de bien peu d’importance devant ces lobby !!!
    Quand il sera trop tard (ce que je n’espère pas) on les entendra dire: on ne savait pas (comme dans d’autres affaires)…
    J’ai déjà parrainé une ruche avec un « toit pour les abeilles » et je compte bien continuer (ce n’est pas grand chose…mais les petites gouttes d’eau…çà ne peut pas faire de mal, au contraire)

    Commentaire par endorra — 28 octobre, 2010 @ 8:49


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